Raison d’être

Au beau milieu d’un très long rêve,
Cette scène se répétant sans trêve,
J’aimerais que tout soit réel.

Que je me couche ou que je me relève,
Mes chimères sont brèves,
La solitude, en toi, se décèle.

Nous ne sommes que de tristes enfants perdus,
J’écrirai nos retrouvailles pour que tu ne pleures plus.
À nouveau ensemble,
On se rassemble,
Côte à côte, sœurs, nous resterons.
Tandis que nous nous murmurons nos plus belles déclarations. 

La pleine lune,
Nous suit dans cet occulte labyrinthe où chacune,
Croise un hypnotique parfum qui nous dépasse,
Un moment fugace.

Les douces réjouissances démarrent de surcroît,
Te prenant tendrement la main, j’y crois,
En ma raison d’être.

Même si tu es tout près de moi,
Je sais à quel point ton émoi,
T’obsède sans aucun répit.

J’ai perdu ton amour, je me larmoie,
Jour après jour, mois après mois,
Nous reconstruirons nos vies.

Toujours le même rire et les mêmes applaudissements,
Je me demande pourquoi c’est si redondant.
Plus de comédie,
Plus de folie,
Je ne peux être manipulée,
Tandis que je te murmure ma plus douce sincérité.

La pleine lune,
Nous suit dans cet occulte labyrinthe où chacune,
Croise un rayon de lumière qui nous dépasse,
Un moment fugace.

Les douces réjouissances démarrent de surcroît,
Jouant pour toujours avec toi, j’y crois,
En ma raison d’être.

Mes erreurs se répétant douloureusement,
Je touche enfin la vérité, ne serait-ce qu’un instant.
La même utopie se trouve dans mes songes,
Au moindre effleurement, je me casse et je plonge,
Au plus profond de mes mensonges.

La pleine lune,
Nous suit dans cet occulte labyrinthe où chacune,
Croise un hypnotique parfum qui nous dépasse,
Un moment fugace.

Les douces réjouissances démarrent de surcroît,
Te prenant tendrement la main, j’y crois,
En mon élan vital.

Plongée dans cet occulte labyrinthe où chacune,
Croise un rayon de lumière qui nous dépasse,
Un moment fugace.

Les douces réjouissances démarrent de surcroît,
Jouant pour toujours avec toi, j’y crois,
En ma raison d’être.