Nandemonaiya

Ce souffle de vent qui fait s’envoler notre fil vermeil,
Comment peut-il être inondé d’une si grande tristesse ?
Les gouttes ont coulé sur ma joue, mais le ciel m’émerveille,
Reflétant le paysage sinistre avec délicatesse.

Les austères mots de mon père m’ont toujours paru sévères,
Ils sont pourtant doux et rassurants à présent.
La gentillesse, les sourires et les rêves m’étaient étrangers,
C’est pour cela que je voulais toujours t’imiter.

Un peu plus longtemps,
Juste un peu plus longtemps,
Encore un peu plus longuement.

Un peu plus longtemps,
Encore un peu plus longtemps,
Pouvons-nous nous enlacer encore un petit moment ?

Nous sommes les deux aventuriers du temps,
Une course contre la montre infinie,
Me cacher derrière la pendule… Ne me satisfait en rien !
Tes larmes noircissent ta joie et ton rire illumine ton chagrin,
Car ton cœur a triomphé, oubliant même notre harmonie.

Le jouet que j’ai tant espéré devant cette étoile filante,
Est par terre dans ma chambre, poussiéreux et délaissé.
Aujourd’hui, j’ai plus de rêves qu’il n’y a de météores brillantes,
Un jour, pour un seul désir, j’échangerai tout ce que j’ai souhaité.

Il est rare que j’ai le courage de parler à ce garçon,
Mais aujourd’hui j’ai pu lui dire « à demain » de vive voix.
Je pourrais dépasser mes limites, oser mes ambitions,
Tant que tu seras blotti ici, tout contre moi.

Un peu plus longtemps,
Juste un peu plus longtemps,
Encore un peu plus longuement.

Un peu plus longtemps,
Encore un peu plus longtemps,
Pouvons-nous nous enlacer encore un petit moment ?

Nous sommes les deux aventuriers du temps,
Néanmoins je t’ai connu bien avant,
Lorsque j’étais tout juste capable de me souvenir de mon propre nom.

Je suis convaincue qu’un monde sans toi peut malgré tout avoir une signification,
Mais un monde en ton absence, où je ne pourrais te voir,
Ce serait comme un bel été sans les grandes vacances.

Un monde en ton absence, où je ne pourrais te voir,
Ce serait comme Noël sans sourire ni enfance.
Un monde sans toi, sans pouvoir te voir…

Nous sommes les deux aventuriers du temps,
Une course contre la montre infinie,
Me cacher derrière la pendule… Ne me satisfait en rien !

Ce n’est rien, finalement, tout cela m’importe peu,
Puisque j’arrive maintenant…

Nous sommes les deux aventuriers du temps,
Une course contre la montre infinie,
Me cacher derrière la pendule… J’en ai assez !

Tu as pleuré si fort que je me suis précipitée pour arrêter tes sanglots,
Mais tu as refusé mon soutien.
Voyant ces larmes couler sur ta joue, j’ai compris le sens de ces mots.
Mes larmes noircissent ma joie et mon rire illumine mon chagrin,
Car mon cœur a triomphé, oubliant même notre harmonie.